Sur le trottoir, devant le 20 de la rue Monsieur-le-Prince, à Paris, on peut apercevoir une plaque commémorative.

"A la mémoire de Malik Oussekine, étudiant, âgé de 22 ans, frappé à mort, lors la manifestation du 6 décembre 1986."

Les mots recouvrent la réalité des faits. "Lors de" induit qu'Oussekine en aurait fait partie. Or on sait que ce jeune sortait d'un club de jazz, ne manifestait pas, lorsqu'il a été pris en chasse par deux policiers "voltigeurs" dont les coups ont entraîné sa mort. Il aurait fallu écrire : "parallèlement à la manifestation" ou "le même jour que la manifestation". Et à l'expression "frappé à mort", ajouter : "par deux policiers". Lesquels, rappelons-le, ont été condamnés à deux et cinq ans de prison avec sursis.