samedi 2 novembre 2013

Lecture.

Nous avons été conditionnés par des narrateurs adultes qui prenaient en charge le récit, qui ne nous laissaient pas seuls avec l’immanence du texte. Mais. Je pense à ce passage de Pierre et Jean, cette fin du chapitre II où Pierre se sent très mal. Voici ce qu'écrit l'auteur : « Pendant quelque temps, il entendit Jean qui marchait doucement dans la chambre voisine, puis il s’endormit après avoir bu deux verres d’eau. ». C'est stylistiquement le contraire du paternalisme littéraire et ça parle tout de suite à celui qui le... [Lire la suite]
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mardi 21 juin 2011

La promesse ou Ca dégouline sous les estrades -2-

Depuis longtemps, elle chérissait cet écrivain, en qui elle voyait l’incarnation d’une forme de liberté féminine, au-delà d’une vie que certains avaient jugé ou jugeait encore licencieuse. Depuis qu’elle enseignait à la faculté de Rouen, elle avait réclamé ce cours. Elle en avait défini les contours après une longue relecture, crayon en main, et avait sélectionné les deux livres qu’elle préférait : Indiana et Lélia. Elle les présenta tous deux, en brandissant les couvertures dans un réflexe. Puis elle se reprit, consciente du... [Lire la suite]
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mardi 23 novembre 2010

Critique universitaire

Par dérision et aussi par conviction qu'aucun homme ne doit jamais être sacralisé, on est en droit de dire que ceux qui pérorent et pontifient depuis des années sur une "chasse gardée universitaire" (un prof/un auteur/une vie) se prennent vachement au sérieux et qu'on n'ira jamais prendre un pot avec eux. Personnellement, je trouve que Maupassant est un écrivain génial, mais il ne me viendrait jamais à l'idée de passer des journées entières à me demander pourquoi il a mis "forêt" au lieu de "buisson" à la... [Lire la suite]
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dimanche 11 octobre 2009

De l'ennui naquit l'université...

Par sa forme hybride, entre roman et nouvelle, Pierre et Jean constitue une oeuvre singulière qui pose problème à la fois au lecteur et au critique. Dès lors, comment envisager ce récit, dont la structure même nous place au coeur de l'équivoque, sinon en considérant que cette ambiguïté générique reflète la polysémie interne de l'histoire? L'oeuvre, avec sa construction en "trompe-l'oeil" -pour reprendre l'expression de Marie-Claire Ropars Wuillemier-, présente en effet toutes les apparences de la simplicité, car l'histoire... [Lire la suite]
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