lundi 2 mars 2015

Modernité.

La modernité étant par définition un terme polysémique, elle suppose une diversité d'approches : philosophiques, sociologiques, littéraires... Si -quels que soient les domaines auxquels on l'applique- l'on associe ce concept à une forme de rupture, on concluera que vis-à-vis du conservatisme de leur temps, Baudelaire ou Flaubert étaient absolument modernes : les deux l'ont douloureusement éprouvé en subissant un procès. Puisque la société a réagi, c'est que par définition elle était réactionnaire et que Les Fleurs du... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2013

Lecture

La passion de la lecture se justifie assez souvent par des lieux communs. La notion d'identification y coiffe à peu près toutes les autres. Généreuse activité où l'on prône finalement l'oubli de de soi. A la suite de Flaubert, le fantasme absolu de tout écrivain ascétique est de devenir un livre.  Mais si, comme Gustave, je choisis de me trouver simultanément dans le vent qui caresse les feuilles, un fruit qui tombe sur un chemin de terre, une femme qui pleure dans une diligence, je peux à mon tour être le... [Lire la suite]
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mardi 24 juillet 2012

Classiques

Par définition, les auteurs classiques sont enseignés dans les classes. Mais que penserait un Flaubert du traitement qu'on lui inflige ? Se découvrant avec effroi porte-drapeau du réalisme, il invoquerait sa sempiternelle recherche du Beau. Mais enfin, il faut sans doute baliser le chemin de ceux qui n'empruntent pas souvent la voie des livres ou qui n'ont que de très vagues repères dans l'histoire littéraire. Libre à eux de s'affranchir des clichés, si le sujet les intéresse. Flaubert n'appartient pas plus aux spécialistes qu'au... [Lire la suite]
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mardi 21 juin 2011

La promesse ou Ca dégouline sous les estrades -2-

Depuis longtemps, elle chérissait cet écrivain, en qui elle voyait l’incarnation d’une forme de liberté féminine, au-delà d’une vie que certains avaient jugé ou jugeait encore licencieuse. Depuis qu’elle enseignait à la faculté de Rouen, elle avait réclamé ce cours. Elle en avait défini les contours après une longue relecture, crayon en main, et avait sélectionné les deux livres qu’elle préférait : Indiana et Lélia. Elle les présenta tous deux, en brandissant les couvertures dans un réflexe. Puis elle se reprit, consciente du... [Lire la suite]
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mardi 19 avril 2011

Quelques mots sur le roman -5-

Le roman qui abonde complaisamment en effets se condamne à la médiocrité : parmi les nombreux naufrages de l'écriture réaliste, citons Les malheurs d'Henriette Gérard de Louis Duranty, publié en 1879, oeuvre tellement ridicule que l'écrivain se consacrera finalement à ce qui lui allait le mieux : un théâtre de marionnettes. Frénétique, son style ne lésinait pas sur les métaphores grotesques : sous couvert de peindre la morne existence d'une femme de province (suivez mon regard), Duranty se vautre dans l'"effet de réel" : "Il lui... [Lire la suite]
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lundi 18 avril 2011

Quelques mots sur le roman -4-

Le roman se démarque de la poésie en ce qu'il est anti-lyrique : alors que, dans la plupart des cas, le poète revendique son identité, l'auteur de roman se retranche derrière une instance parfois assez commode : le narrateur. Assez commode, car l'écrivain peut jouer de l'ambiguïté d'une polyphonie comme le fait si bien Flaubert en utilisant le discours indirect libre dans Madame Bovary (qui parle, qui pense ? Le narrateur, l'auteur, le personnage ?). Dissimulé derrière cette instance, le romancier peut suggérer toute une... [Lire la suite]
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dimanche 10 avril 2011

Quelques mots sur le roman -2-

Le roman que Butor et les thuriféraires du Nouveau Roman remettent en cause est celui qui a longuement prévalu en France, c'est-à-dire une "oeuvre d'imagination en prose" (Henri Coulet), dont le principal dessein est de divertir. Souvent hétérogène, ce type d'oeuvre multiplie les excursus et dilate le récit à l'extrême. Ainsi, L'Astrée se soucie peu de la "forme" ou de "résoudre" les difficultés d'organisation inhérentes à la multiplication des épisodes : les ruses amoureuses de Hylas n'entretiennent qu'un rapport très lointain avec... [Lire la suite]
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dimanche 21 novembre 2010

Incroyable

Un Flaubert apocryphe ? Qui l'eût cru ? C'est en furetant dans le gueuloir que le Touilleur a retrouvé l'âme de Gustave, perdue entre Saint-Maclou et la rue Beauvoisine. Elle a pris la forme d'une page blanche, à peine jaunie par le temps. Nous avons pu l'attraper avant qu'elle ne s'envole. Extrait exclusif : "Madame Bovary était si triste et si calme, si douce à la fois que l’on se sentait près d’elle pris par un charme glacial, comme l’on frissonne dans les églises sous le parfum des fleurs mêlé au froid des marbres. ... [Lire la suite]
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mercredi 5 août 2009

Saucisson Flaubert

Ta ta ta ta ta ti ta ta ta ta, ta ta ta ta... Avez-vous deviné ce superbe morceau de Pierre Bachelet, extrait d'une célèbre musique de film ? Un saucisson Flaubert est à gagner. Petit indice : quelques années après, Bachelet a chanté "Les corons" et sa carrière a commencé à dérailler.
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jeudi 2 juillet 2009

A vous qui passez sans me voir, en me lisant.

Il faudra que je pense à fidéliser la clientèle de mon blog, si clientèle il y a. Peut-être qu'au bout de trois visites successives, vous aurez le droit à un saucisson, ou alors aux oeuvres complètes de Flaubert dont je parlerai bientôt. Mais bon, Flaubert chez Librio. Ca coûte moins cher. Je devrais peut-être choisir Lautréamont finalement...il a moins écrit, mais il a fini moins gras que Gustave. Il ne fait pas bon vieillir quand on est artiste, mais nous reviendrons sur ce sujet.
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