dimanche 28 octobre 2012

Patrick Clémence

Aux crétins de circonstance, on dit volontiers "Passe-moi le sel" ou "Passe-moi le poivre". Mais à Patrick Clémence, on ne parlait pas de la même façon. On le suppliait : "Passe-moi le Louki ou le Tachan". Et parfois, on avait juste à se baisser. Il nous approvisionnait. Ainsi était Patrick. Jusqu'au bout, profitant des moyens qu'offre la technologie, il a fait connaître ceux qu'il aimait et dont il a rejoint la joyeuse cohorte, avant-hier. En plein automne. Trente-et-un an après son Sétois préféré. On cherche toujours ce bistrot que... [Lire la suite]
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jeudi 24 mars 2011

Brassens/Brel

Un jour, Jacques Brel trépassa. C'était le 9 octobre 1978, "par arrêt de l'arbitre", après avoir fui son cancer jusqu'au bout du monde. Les médias s'en émurent, eux qui l'avaient pourchassé pour saisir le mourant à l'article de la mort. Quelques heures après la terrible nouvelle, on pressa Georges Brassens de réagir et celui-ci laissa un temps sa légendaire pudeur afin de témoigner : "On ne peut pas le laisser partir comme ça". Pourtant, le grand Jacques avait prévenu : "Si vous m'aimez, fermez vos gueules". Etonnant quand on sait... [Lire la suite]
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dimanche 19 décembre 2010

René Fallet

René Fallet aurait pu être un des meilleurs écrivains de sa génération. Mais le vélo, les femmes et Brassens l'ont empêché d'occuper cette place. L'écriture coulait en lui comme un fleuve naturel, irrigué par deux veines : whisky et beaujolais. Fallet ne s'en cachait pas : le coude qu'il aimait lever lui permettait d'étreindre des chopines ou des donzelles qui lui laissaient la gueule de travers. Pour se consoler, il arpentait les rues de Paris ou les boucles de la Besbre avec ses copains, puis s'arrêtait chez "L'Aimée", où... [Lire la suite]
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vendredi 10 septembre 2010

Les femmes tondues.

Pour prolonger le propos sur Mireille Balin, il n’est pas inutile de citer le bon René Fallet commentant "La tondue" de Brassens : « La libération est une chose. La bêtise humaine en est une autre. […] ». Notons par ailleurs que les paroles du barde sétois ont déplu à certains, lorsque la chanson est sortie : « Les braves sans-culottes et les bonnets phrygiens/Ont livré sa crinière à un tondeur de chiens ». Tant mieux. Il faut parfois secouer les consciences, quitte à rappeler au peuple ce qu'il ne veut pas entendre... [Lire la suite]
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