samedi 14 mai 2011

Memento

Le héros du tortueux film de Christopher Nolan, Memento, a perdu sa mémoire volontaire. Au bout d'un quart d'heure, il oublie tout ce qu'il a fait. Dans la vie courante, on peut imaginer les avantages et les inconvénients d'une telle situation : - avantages : on peut vivre un éternel coup de foudre pourvu que l'intéressé(e) se prête au jeu et ne se lasse pas de rejouer la rencontre, on peut écouter un discours de Sarkozy la tête libre, en faisant table rase de tout de ce qu'il a dit précédemment, on peut passer de formidables soirées... [Lire la suite]
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mercredi 11 mai 2011

La momie à mi-mots

C'est dans le jardin des Tuileries, un vrai jour de lumière, que nous l'avons rencontré : un de ces sybarites vaguement lunaire, vaguement prétentieux, qui photographie de superbes statues. Nous profitions du soleil, un doux soleil de juillet et il tournait autour de nous, comme s'il fallait que son esprit se détourne de la minéralité pour se nourrir du monde des vivants. Il nous a adressé quelques phrases aussi fumeuses qu'une apparition de magicien et il nous a bien vite parlé de lui, de ce qu'il faisait,... [Lire la suite]
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dimanche 8 mai 2011

Fahrenheit 9/11

C'est le genre de film qui s'avère jubilatoire : parce qu'on y ridiculise les gens qu'on savait ridicules, on apporte des preuves qu'on soupçonnait vraies, et on démontre la validité de mensonges qu'on devinait depuis longtemps. Bref, Fahrenheit 9/11 s'adresse à des convertis, corrobore leurs discours, conforte l'assurance de tous ceux qui pensent être dans le bon camp, qui savent où l'ennemi se trouve. Mmmmmh... ça ne vous rappelle rien, cette attitude ? Quand donc allons-nous sortir de ce manichéisme ambiant ? Bien sûr, voir Bush... [Lire la suite]
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samedi 7 mai 2011

Vendredi 13 (1980)

Dans la catégorie "slasher movie", Sean S. Cunningham apparaît comme une figure emblématique, mais son seul talent consiste à avoir défriché le genre et l'avoir décliné en suites infinitésimales et nullissimes. "Vendredi 13" est un concept issu d'une matrice insurpassable : La nuit des masques (1978). Bon, pas le film du siècle, mais le premier vrai "slasher", copié, surcopié, qui fout quand même les jetons, car construit sans effets de manche, ni meurtres sanguinolents. Comme Cunningham n'a pas le talent de Carpenter,... [Lire la suite]
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jeudi 5 mai 2011

Les Valseuses (1974)

Provocation, scandale, révolution... que n'a-t-on dit de ce film culte sorti en 1974 ? Les valseuses marque un tournant dans l'histoire du cinéma français : jamais auparavant on n'avait mis dans la bouche de personnages français des paroles aussi crues, jamais on n'avait parlé de la sexualité et des rapports hommes-femmes d'une façon aussi naturelle et aussi libérée. C'est ce choix décisif du film, ajouté aux talents de dialoguiste de Bertrand Blier (lequel adapte son roman éponyme), et bien sûr à l'exceptionnelle interprétation de... [Lire la suite]
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samedi 30 avril 2011

Coluche, l'histoire d'un mec (2007)

Le titre du film est trompeur : le long métrage d'Antoine de Caunes ne prétend pas raconter la vie du célèbre humoriste, mais restituer un épisode de son existence, parmi les plus controversés : sa candidature à l'élection présidentielle de 1981. Coluche ne fut pas le premier à tenter l'aventure. En 1965, Pierre Dac avait eu l'idée d'aller concurrencer le Général de Gaulle. Mais c'était un autre temps et, quoiqu'il fût un formidable résistant autant qu'un maître de l'absurde, Dac ne prétendait pas emmerder le monde comme le fit... [Lire la suite]
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mardi 26 avril 2011

Le temps qui reste (2004)

Que faire du temps qui reste, quand on se sait à coup sûr condamné ? Dans Le petit prince a dit, le poignant film de Christine Pascal, Richard Berry soustrait sa petite fille à l'acharnement thérapeutique. Il l'ouvre une dernière fois à la beauté du monde. Dans N'oublie pas que tu vas mourir, Xavier Beauvois choisit la solution destroy : drogue, sexe, engagement volontaire dans l'armée. Jacques Becker, lui, préfère la fange et construit un film insupportable (Deux jours à tuer) autour d'un personnage abject qui, pour ne pas se... [Lire la suite]
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mardi 19 avril 2011

Un poison violent (2010)

Le joli film de Katell Quillévéré ne fera certes pas bouger les lignes, en ce qui concerne le cinéma de l'adolescence, déjà copieusement fourni et illustré par les plus grands (Truffaut, Pialat en tête). Mais il est investi par des figures attachantes, quoique convenues : le prêtre déchiré entre sa foi et le désir de la chair, un grand-père bonhomme mais vaguement libidineux, une adolescente dévoyée du chemin de Damas, suivant un jeune garçon sur des sentiers de halage, des parents qui s'affrontent (forcément, puisque la réalisatrice... [Lire la suite]
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mercredi 13 avril 2011

OSS 117

Qui d'autre que Jean Dujardin peut se targuer d'incarner un vrai personnage comique, aussi élégant que crétin ? Du Caire à Rio, on ne cesse de compter ses conneries d'autant plus jubilatoires qu'OSS 117 est un modèle d'auto-satisfaction. Dans la vie courante, on lui ferait sentir ce qu'il coûte d'efforts à la patience. Mais au cinéma... Haussements de sourcils, rictus idiots, rires sonores... Dujardin cabotine comme Belmondo autrefois et l'on comprend qu'une certaine presse ait rapproché les deux acteurs. Mais il y a plus de finesse... [Lire la suite]
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jeudi 7 avril 2011

Comme une image (2003)

Agnès Jaoui avait réalisé un beau premier film choral dont on se souvient. Elle avait posé sa caméra dans notre ville et nous avait révélé à la fois son talent de réalisatrice et l'exceptionnel charisme d'Anne Alvaro. L'attention portée à chacun, la critique des conventions sociales masquaient une certaine forme d'aigreur qui -hélas- transpire davantage dans ce deuxième long-métrage (essai toujours difficile à transformer). Résultat mi-figue, mi-raisin, en dépit d'une très belle Bourgogne et d'un humour toujours aussi affûté. L'effet... [Lire la suite]
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