Chagrin d'amour, 1981. Plus encore qu'un éventuel comentaire zemmourien qui se désolerait du titre -on imagine le discours "triomphe de l'individualisme, conséquence inéluctable de la révolution soixante-huitarde-, ce sont les paroles qui m'intriguent. En 83, sur un vieux magnéto, je m'écorche les oreilles à tenter de les écrire. Mais il y a Valy et son accent à couper au couteau : "peau d'la chpelle ?", ça veut dire quoi ? Il y a quelques mois, je comprends qu'elle se désole "Porte de la Chapelle". Le reste se déroule comme une histoire que je comprends enfin. Jusque-là, j'étais trop absorbé par le decorum musical, ses lignes de basse décochées, les choeurs aïgus légèrement débiles, le phrasé rap des couplets dont on nous a tellement dit qu'il était précurseur, les séquences au synthé dont l'écho embrume la solitude des personnages...