J'ai beaucoup écouté Michel Polnareff dans les années 89-90. C'était à l'époque de Kâma Sûtra. Je l'ai d'abord découvert grâce à un clip au refrain phoniquement équivoque : "Toi et moi" dont le clip montre des animaux qui copulent. Ca m'a intrigué. Je me suis précipité sur l'album que j'ai passé en boucle. Ensuite, j'ai rembobiné jusqu'aux années 60 via une compilation et j'ai découvert des perles pop comme Qui a tué grand maman ?. Parallèlement, je me suis régalé en écoutant la BO du navet de Gérard Oury, La vengeance du serpent à plumes qui, sans égaler la musique de La folie des grandeurs -du même Polnareff- m'a permis d'apprécier la variété du talent de cet artiste. Un peu après, Incognito est devenu un disque de chevet. En 85, déjà, "Dans la rue" m'avait intrigué.

Et puis plus rien. Ou presque.

En 2007, Polnareff est passé au Zénith de Rouen pour sa tournée come-back. C'était bizarre de voir en chair et en os un personnage aussi invisible. En même temps, j'aurais préféré qu'il ne se montre pas. Ou alors comme une ombre. Ou en hologramme.

Il y a quelques jours j'ai réécouté ce bon vieux Polnareff : "Une simple mélodie" sur Coucou me revoilou.

De nouveau, le coup de foudre. Le même qu'à mes quinze ans.

Il doit bien y avoir quelque chose entre mes oreilles et cette musique.