Cette propension à moderniser Brassens d’une façon ou d’une autre, même sous les formes les plus grotesques (« La pompe moderne » qui lui fait reprendre les Bangles, Daft Punk ou Britney Spears) montre que le fantasme d’un certain nombre, c’est que Brassens soit d’une époque. Question de posture aussi : cet espèce du bûcheron anachorète qui vit longtemps Impasse Florimont et qui fignole ses chansons avec ses cahiers d’écolier et sa guitare acoustique, les soirs de délire, on a envie de lui faire danser le moonwalk ou de lui mettre des épingles à nourrice dans les sourcils.