Nabilla est une machine à décupler le discours réac et à multiplier les réactions convenues, puisque la facilité consiste forcément à s'opposer. Si je suis naturellement anti-moderne, je pratique le bashing, mais j'aime le pratiquer parce que Nabilla est un défouloir qui me permet de me griser de ma propre discursivité. Cette fille est peut-être un appât des progressistes pour attirer tous les réacs dans leurs filets. Va savoir ! Le plus drôle est de compter tous les moutons qui se laissent avoir. Un des derniers en date : Stéphane Bern. C'était attendu. Le chantre des têtes couronnées, des petits villages de France, des turpitudes sexuelles du duc d'Aumale, ne pouvait pas simplement botter en touche. Il fallait qu'il tienne forcément le discours de la déliquescence, en appelle à notre grandeur passée, voit dans Nabilla et Zahia le symptôme de notre décrépitude nationale. C'est si marrant de voir comment tous ces pleurnicheurs se révèlent et tombent dans le piège qui leur est tendu.