the-voice-la-plus-belle-voix-un-titre-a-laDonc, les quatre juges de l'émission The Voice retournent chacun leur fauteuil dès que l'interprète leur convient. La nouveauté, ce serait peut-être qu'on inverse les rôles : ainsi, les candidats pourraient découvrir par qui ils sont évalués. On imagine par exemple que Garou soit dans l'ombre et qu'à défaut d'y rester comme l'exigerait la décence, on le voie soudain en pleine lumière. L'apprenti-artiste qui vient pousser la chansonnette dirait alors : "Oui, j'accepte qu'il me note" ou "Non, parce que, n'ayant pas lui-même fait ses preuves en tant que chanteur, il n'est pas légitime qu'il s'érige en arbitre du bon goût artistique". Garou disparaîtrait dans les coulisses, hué par la foule, bientôt rejoint par un ex- de la Paradis, la petite brune qui porte un prénom de fringues et l'ancien guitariste d'un groupe de rock béret-baguette. Solidarité sainte de l'artisanat musical. Ces quatre-là seraient remplacés par la fine fleur de la chanson française : Vincent Delerm, Benjamin Biolay, Thomas Fersen, Benabar. Eux-mêmes se retrouveraient notés et peut-être qu'on aurait des surprises parce qu'ils seraient lourdés de l'émission. Ca foutrait un joyeux bordel, on n'arriverait jamais à faire passer tous les candidats et des écrans publicitaires sauveraient ce qui peut l'être : la caisse. Nikos Aliagas déciderait de s'exiler au Vatican pour remplacer Benoît XVI et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.