Dernière coqueluche de la presse, toujours orpheline de Desproges et de Coluche. Depuis vingt-cinq ans, le deuil aurait dû être fait. Cette obsession pathologique incite à l'antonomase commode : cette année, Gaspard Proust est assimilié à Desproges. Guillon doit en être fâché. Mais Guillon n'a jamais été méchant. Pour l'être encore faut-il avoir du talent. Proust a au moins des références, ce qu'on soupçonnait un peu. Houellebecq (pseudo-méchant et vrai ennuyeux), Zola (magnifique), Dostoievski (itou). Et Lautréamont, dans tout cela ? Le plus irrévérencieux, le plus violent, c'est quand même bien lui.