Hier soir, le magazine Envoyé Spécial nous a montrés qu'en ces temps de peur nucléaire, une petite piqûre de rappel n'était pas inutile. Non seulement tout le monde se souvient de l'épais silence qui traversa la France à partir de la fin avril 1986, mais en plus, comme le fameux nuage de Tchernobyl n'avait pas ses papiers, Pasqua l'avait refoulé à la frontière pour qu'il fasse -bien sûr- de jolis dégâts chez nos voisins européens. Il est vrai que la physique de l'atome, c'est un peu compliqué et l'ancien ministre de l'Industrie, Alain "Eyeu" Madelin, nous le dit gentiment. Il n'empêche... le nuage a bien traversé la France. Jusqu'à quel point a-t-il contaminé les hommes ? On ne sait. Certains malades essaient de faire reconnaître le lien entre leur cancer et la tragédie nucléaire auprès de la Sécu. Là encore un problème se pose : est-on autorisé à se plaindre d'une prolifération anarchique de cellules lorsqu'on habite Lorient, ou doit-on la boucler, sous prétexte que les vilaines irradiations se seraient plutôt acharnées dans le sud-est de la France ?